← Le volcan Arenal et les sources chaudes de La Fortuna — la forêt tropicale, les champs de lave de 1968, la cascade et les rivières thermales, au Costa Rica Guide de l'Arenal

L'HISTOIRE DE LA MONTAGNE

L'éruption de 1968 et les champs de lave que vous pouvez parcourir

Comment une montagne que l'on croyait être une simple colline a explosé un matin de juillet — et le sol noir que vous pouvez encore fouler aujourd'hui.

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Le matin de son réveil

Pendant plus de quatre cents ans, l'Arenal est resté si tranquille que les habitants le prenaient pour une colline boisée ordinaire, et non pour un volcan. Puis, à sept heures et demie du matin, le 29 juillet 1968, il a explosé. L'éruption a déchiré trois nouveaux cratères sur le flanc ouest, projeté des rochers de plusieurs tonnes à plus d'un kilomètre à environ six cents mètres par seconde, et enseveli trois villages — Tabacón, Pueblo Nuevo et San Luís — tuant quatre-vingt-sept personnes. Une montagne que tout le monde avait sous-estimée s'est annoncée en une seule matinée catastrophique.

Quarante-deux ans de feu

Ce qui a suivi fut presque aussi remarquable que l'éruption elle-même : l'Arenal ne s'est pas arrêté. Pendant quarante-deux ans, de 1968 à décembre 2010, il est entré en éruption de façon quasi continue — l'une des éruptions les plus longues jamais enregistrées sur Terre à l'époque moderne. Pendant quatre décennies, voir la roche incandescente dévaler le cône la nuit était la raison pour laquelle les gens venaient à La Fortuna. Puis, en décembre 2010, le volcan s'est tu, et il repose depuis.

Marcher sur les terres de 1968

L’héritage le plus tangible de l’éruption, c’est le champ de lave lui-même, et vous pouvez marcher dessus. Le sentier Arenal 1968, situé dans une réserve privée jouxtant le parc national, traverse environ 4,7 kilomètres de lave solidifiée déposée par l’éruption — un sol noir, tourmenté, d’un autre monde, où les plantes pionnières ne font que s’enraciner, où la forêt tropicale gagne sur les bords et où le cône se dresse au-dessus lorsque les nuages se dissipent. C’est une randonnée d’intensité modérée à difficile sur un terrain rocailleux, et c’est l’expérience la plus directe et la plus physique que vous puissiez vivre aujourd’hui de ce que le volcan a accompli.

Pourquoi cela vaut vraiment la peine

Se tenir sur le champ de 1968 inspire une étrange et silencieuse vénération. Rien de théâtral dans l’instant — ni lueur, ni grondement — seulement la roche noire sous vos pieds et la certitude que cette matière fut en fusion, que des villages reposent sous une terre semblable, et que le cône symétrique aux flancs verdoyants qui se dresse au-dessus de vous a accompli tout cela à la mémoire des vivants. À la place des feux d’artifice que le volcan n’offre plus, il vous livre quelque chose de plus saisissant : la preuve, sous vos pas, de ce dont un volcan endormi est capable. C’est le cœur d’une visite à l’Arenal.

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